Quand une entreprise décide d'agir sur le bien-être physique de ses équipes, deux familles de solutions reviennent. D'un côté, financer un accès à des salles et studios pour que chacun pratique l'activité de son choix. De l'autre, mettre en place une dynamique de mouvement collectif, où les collaborateurs se retrouvent pour bouger ensemble pendant ou autour du travail. Le choix dépend d'abord d'une question : qui voulez-vous faire bouger, et pourquoi ?

Le vrai enjeu n'est pas le sport, c'est la sédentarité

Le point de départ n'est pas le nombre d'activités proposées, mais la part des équipes qui reste assise toute la journée. C'est là que se concentre le risque pour la santé et le coût pour l'entreprise.

75 %
du temps de travail passé assis pour un employé de bureau

Trois quarts de la journée en position assise. C'est la réalité mesurée par Santé Publique France pour les métiers du tertiaire.

90 %
des salariés touchés par des troubles musculo-squelettiques au cours de leur carrière

Dos, nuque, épaules, poignets : neuf salariés sur dix sont concernés. Source : INRS.

La question utile devient alors simple : laquelle des deux approches touche réellement la majorité qui ne bouge pas, plutôt que la minorité déjà active ?

L'accès à des installations sportives : la variété pour les motivés

Financer un accès à un réseau de salles et de studios offre un choix large d'activités encadrées, près du domicile ou du bureau. C'est une réponse appréciée par les collaborateurs qui ont déjà une pratique régulière ou l'envie de s'y mettre seuls. La démarche reste individuelle : chacun réserve sa séance, s'y rend de son côté, à son rythme. L'entreprise offre une porte d'entrée, mais le passage à l'acte repose entièrement sur la motivation personnelle de chacun.

La limite est connue. Ce type d'offre profite surtout à la part déjà sportive des équipes. Elle agit peu sur celles et ceux qui ne pratiquent pas, alors que ce sont eux que la sédentarité menace le plus. Et comme la pratique est solitaire, elle ne crée pas de lien entre collègues.

La dynamique de mouvement collectif : l'habitude et le lien

Une dynamique de mouvement collectif part d'un autre principe : on bouge plus facilement à plusieurs. Une marche à la pause déjeuner, un footing après le bureau, une réunion menée en marchant. L'activité s'inscrit dans la journée de travail, sans déplacement vers une salle, et repose sur l'entraînement mutuel entre collègues. Trouver un partenaire de marche ou monter une sortie à plusieurs change tout pour quelqu'un qui n'aurait jamais poussé seul la porte d'une salle.

L'effet recherché est double : remettre en mouvement la majorité, et créer du lien entre des personnes qui ne se croisent pas autrement, en particulier avec le télétravail et les réunions à distance. C'est une réponse à la sédentarité et au cloisonnement entre services, en même temps.

Les critères pour choisir

CritèreAccès à des installations sportivesDynamique de mouvement collectif
Public touchéSurtout les collaborateurs déjà actifsLa majorité, y compris celles et ceux qui ne pratiquent pas
Nature de la démarcheIndividuelle, chacun de son côtéCollective, on bouge ensemble
Effet sur la cohésionFaible, pratique solitaireFort, crée du lien entre services
Intégration dans la journéeHors temps de travail, déplacement vers une sallePendant ou autour de la journée, sans déplacement
Variété d'activités encadréesLarge, réseau de salles et studiosCentrée sur des activités simples et accessibles
Charge pour les équipes RHVariable selon la gestion des accèsFaible si le dispositif est autonome

Un cadre fiscal qui s'applique aux deux

Quelle que soit l'approche retenue, la Loi Sport 2021 permet à l'employeur de financer des activités physiques jusqu'à 200,25 euros par salarié et par an, sans cotisations sociales et sans imposition pour le collaborateur. Le coût n'est donc pas le seul critère de choix : à budget comparable, la vraie question reste le taux de participation réel et l'effet sur l'ensemble des équipes.

Et si les deux étaient complémentaires

Opposer les deux approches n'a rien d'obligatoire. Un accès à des installations sportives répond aux attentes de ceux qui cherchent une variété d'activités encadrées. Une dynamique de mouvement collectif crée le déclic social qui remet la majorité en mouvement et soude les équipes. La première sert l'envie individuelle, la seconde installe une habitude partagée. Pour une entreprise dont l'objectif est de faire bouger le plus grand nombre et de recréer du lien, c'est cette seconde logique qui pèse le plus.

Sedless est une application dédiée à chaque entreprise, où les collaborateurs se retrouvent pour bouger ensemble : une marche le midi, un footing après le bureau, une réunion en marchant. Sans classement, sans pression. L'objectif est simple, faire bouger tout le monde, pas seulement les sportifs.

Pour aller plus loin

À lire Sédentarité en entreprise : le guide complet Lire l'article  → À lire Loi Sport 2021 : tout ce qu'un DRH doit savoir Lire l'article  → À lire Bouger au bureau sans faire de sport : les réflexes simples Lire l'article  →

Note d'information. Les données chiffrées citées sont issues des sources mentionnées et reproduites fidèlement. Les seuils réglementaires (plafonds Loi Sport, taux de cotisations) peuvent évoluer : vérifiez les dispositions en vigueur avant toute décision. Ces contenus sont fournis à titre informatif et ne constituent pas un conseil juridique, fiscal ou médical.

Sources

Santé Publique France, Baromètre de la sédentarité

INRS, Troubles musculo-squelettiques : données épidémiologiques

Assurance Maladie, rapport sinistres AT/MP 2023

Article L. 136-1-1 du Code de la Sécurité Sociale, Loi Sport 2021