La fatigue en fin de journée après huit heures de bureau est souvent expliquée par la charge mentale, le stress ou les écrans. C'est réel. Mais la sédentarité elle-même crée aussi une fatigue physiologique : maintenir longtemps une posture assise sollicite les muscles posturaux de manière constante et peu efficace. Le corps s'épuise de rester immobile, pas seulement de travailler.
Trois chiffres pour mesurer le sujet
Les trois quarts de la journée se passent en position assise. C'est ce que mesure Santé publique France pour les métiers du tertiaire.
La comparaison porte sur les personnes qui passent le plus de temps assises et celles qui en passent le moins. Source : ONAPS, d'après Wilmot et coll., Diabetologia, 2012.
Le temps assis a été mesuré par capteur d'activité chez 7 985 adultes, suivis pendant environ quatre ans. Les auteurs recommandent de bouger toutes les demi-heures. Source : Diaz et coll., Annals of Internal Medicine, 2017.
Pourquoi le mouvement réduit la fatigue
Des études en physiologie du travail montrent que des pauses actives courtes, comme une marche de cinq à dix minutes, réduisent la fatigue perçue en fin de journée. L'explication est simple : le mouvement réactive la circulation sanguine, relâche les tensions musculaires accumulées en posture assise, et libère des neurotransmetteurs qui améliorent l'humeur et l'énergie. Ces mécanismes relèvent de la physiologie de base. Les programmes de mouvement collectif en entreprise partent de ce principe.
Ce que fait Sedless
Sedless est une application dédiée à chaque entreprise, où les collègues organisent entre eux leurs sorties d'activité physique et sportive, à midi, avant ou après la journée. Chaque sortie proposée, qu'il s'agisse d'une marche, d'un footing ou d'une partie de padel, est notifiée aux collègues que cette activité intéresse. Il n'y a ni classement, ni score, ni affichage public.
Pour aller plus loin
Solutions connexes
Santé publique France, Baromètre 2024 de la sédentarité (décembre 2025)
ONAPS, chiffres clés, d'après Wilmot et coll., Diabetologia, 2012
Diaz et coll., Annals of Internal Medicine, 2017