Élus CSE · Guide à recevoir

L'action de janvier a très bien marché. Et au mois de mars ?

La semaine du sport, la course, le défi de quatre semaines : le lancement dépasse souvent les attentes, puis la courbe descend. Ce n'est ni une faute de gestion, ni un manque d'envie des salariés. C'est la conséquence de la façon dont ces actions sont construites. Ce guide explique ce qui les fait retomber, et ce qui fait tenir une activité collective toute l'année.

Trois choses qui se vérifient sur n'importe quel catalogue

Le constat
Tout le monde vend un temps fort

Deux à quatre semaines, adossées au calendrier. C'est cohérent : un temps fort se lance bien et se raconte bien. Simplement, personne ne parle de la cinquième semaine, alors que c'est là que le bénéfice se joue pour les salariés.

Ce qui fait tenir
L'entraînement vient des collègues

Une activité qui dure est une activité que les salariés se proposent entre eux. Le comité ouvre la porte et laisse faire, au lieu d'animer chaque semaine. L'action devient indépendante du renouvellement des mandats.

Le bon indicateur
La participation au quatrième mois

Le nombre d'inscrits est un chiffre de lancement, il ne dit rien de la suite. La seule question qui tranche, posée à n'importe quel fournisseur : quelle part des salariés utilise encore le service au quatrième mois ?

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« Ce qui reste au mois de mars » : les quatre mécanismes qui font retomber une action, les quatre signes qui se repèrent avant de s'engager, trois indicateurs simples, dix questions à poser à un fournisseur, et trois gestes à décider en réunion. Le document arrive par courriel, sans contrepartie.

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Ce que contient le guide

1
Les quatre mécanismes qui font retomber une action : la personne qui pousse, la date de fin, la performance affichée, et l'usage strictement individuel.
2
Les quatre signes qui se repèrent sur une plaquette, en quelques minutes, avant de s'engager.
3
Trois indicateurs simples, et les dix questions à poser à n'importe quel fournisseur en un seul rendez-vous.
4
Trois gestes qui ne dépendent d'aucun fournisseur et qui se décident en réunion de comité.

Le cadre de 2026, et ce qu'il encourage

Deux textes récents donnent au sujet du mouvement au travail un vocabulaire officiel. Ni l'un ni l'autre n'impose quoi que ce soit à un comité. Ils sont utiles autrement : ils légitiment une démarche auprès de la direction, et ils donnent des mots communs pour en parler avec le service de santé au travail.

Le Plan santé au travail 2026-2030

Présenté le 5 juin 2026, il fait de la prévention primaire son principe directeur et cite explicitement la gestion des pauses et la lutte contre la sédentarité parmi les leviers d'action. Il n'est pas contraignant, mais il fixe le vocabulaire officiel pour cinq ans.

La loi du 27 juillet 2026

La loi n° 2026-668 confie aux services de prévention et de santé au travail une mission récurrente de dépistage et de sensibilisation en matière cardio-neuro-vasculaire. Pour un comité, c'est une porte d'entrée naturelle : le sujet est désormais porté aussi par l'infirmier ou le médecin du travail, qui devient un allié plutôt qu'un interlocuteur de plus.

Le document unique d'évaluation des risques professionnels

C'est le point d'entrée le plus concret. Une action collective et régulière sur le mouvement s'y inscrit comme une mesure de prévention, ce qui la rend traçable et la sort du registre du geste sympathique. C'est un levier d'action, pas une case à cocher.

Questions fréquentes

Pourquoi une action bien-être retombe-t-elle après quelques semaines ?

Parce que la plupart des formats disponibles sont bornés dans le temps et reposent sur une personne qui relance. Une action qui annonce une date de fin l'obtient, et une action portée par un seul élu s'arrête avec lui. S'y ajoute un troisième mécanisme : les formats fondés sur un classement ou un objectif chiffré parlent aux salariés déjà actifs, et écartent silencieusement les autres.

Quel indicateur permet de savoir si une activité tient dans la durée ?

La part des salariés ayant participé au moins une fois au cours du quatrième mois. Deux indicateurs la complètent : le nombre d'activités proposées par les salariés eux-mêmes plutôt que par le comité, et la part des participants qui n'étaient pas déjà sportifs. Une réponse qui parle d'inscriptions ou de téléchargements répond à une autre question.

Un comité peut-il proposer une activité collective sans créer de charge de travail ?

Oui, à condition que l'entraînement vienne des collègues et non de l'organisateur. Cela suppose que les salariés puissent proposer et rejoindre eux-mêmes des activités, que la porte d'entrée soit la plus basse possible, la marche par exemple, et qu'aucune animation hebdomadaire ne soit nécessaire pour que le service continue de vivre.

Sedless, c'est quoi exactement ?

Une application française de mouvement et de cohésion en entreprise. Les collègues y proposent et y rejoignent des activités simples : une marche à midi, une sortie à vélo, une séance de course, un match. Ni classement, ni score comparable, ni mur public. L'accès est souscrit par l'entreprise ou par le comité pour un périmètre de salariés, sur douze mois. Ce n'est pas un abonnement attribué à une personne : c'est un accès collectif, ouvert à tous ceux du périmètre couvert.

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