Il y a de fortes chances que vous ayez plusieurs réunions prévues cette semaine. Il y a de fortes chances aussi que vous les passiez pour la plupart assis, dans une salle fermée ou derrière un écran. C’est la norme dans l’écrasante majorité des entreprises françaises. Mais cette norme a un coût physique qui s’accumule silencieusement, heure après heure.
Ce que le temps assis en réunion fait à votre corps
Un salarié de bureau passe en moyenne 75 % de sa journée de travail assis. La plupart des réunions y contribuent largement, souvent sans que personne ne le questionne. Des périodes assises de moins de 30 minutes sont associées au risque de mortalité le plus faible (Annals of Internal Medicine, 2017). Une séance isolée pèse peu, mais le cumul, jour après jour, finit par compter.
Les études montrent qu’un effort modeste de mouvement produit déjà des effets mesurables sur la santé. Il suffit de marcher, sans courir entre deux présentations.
Marcher change aussi la qualité de vos réunions
Ce chiffre est souvent cité dans les discours sur le bien-être au travail, mais rarement traduit en geste concret.
Le walking meeting, c’est précisément cette traduction. Une réunion à deux ou trois personnes, un ordre du jour clair, et vous sortez marcher. La dynamique change : les participants avancent côte à côte plutôt que face à face. Les échanges sont souvent plus directs, la hiérarchie s’efface un peu, les idées circulent autrement.
Il s’agit simplement d’une réunion tenue dehors.
Le printemps est le meilleur moment pour s’y mettre
Il n’y a pas de meilleure fenêtre dans l’année pour tester ce format qu’avril et mai. Les journées s’allongent, les températures sont clémentes, la lumière naturelle est là. Les collaborateurs qui travaillent en intérieur depuis des mois ont souvent un besoin de sortir qu’ils n’osent pas formuler.
Proposer une réunion en marchant ouvre simplement une possibilité aux participants. Une fois dehors, la plupart des participants apprécient le changement.
Le geste de la semaine : prenez votre prochain rendez-vous en tête-à-tête, et suggérez de le faire en marchant. Vous n’avez besoin ni d’outil ni d’accord hiérarchique. Une question suffit : « Et si nous faisions ce point en marchant ? »
C’est facile d’aller mieux.
Pour aller plus loin
Marily Oppezzo & Daniel Schwartz, Give Your Ideas Some Legs : The Positive Effect of Walking on Creative Thinking, Stanford University, 2014
Santé publique France, part de la journée de travail passée assis ; Diaz et coll., Annals of Internal Medicine, 2017