La sédentarité au bureau peut-elle vraiment dégrader la qualité du sommeil ?
Oui. L’Organisation mondiale de la santé l’indique dans ses lignes directrices sur l’activité physique et la sédentarité (2020) : les personnes physiquement actives bénéficient d’une meilleure qualité de sommeil et d’une moindre prévalence des insomnies. À l’inverse, une journée sans activité physique prive le sommeil de ce bénéfice.
Combien de temps d’activité physique suffit pour améliorer le sommeil ?
L’OMS recommande 150 à 300 minutes d’activité physique d’endurance d’intensité modérée par semaine pour bénéficier pleinement des effets sur la santé, dont la qualité du sommeil. Pour les personnes totalement sédentaires, une pratique légère et régulière, comme quelques minutes de marche chaque jour, peut amorcer une amélioration progressive. L’objectif est d’interrompre l’immobilité au fil de la journée.
Comment ce déficit de récupération se manifeste-t-il dans une équipe ?
La fatigue chronique liée à un mauvais sommeil se signale rarement par un arrêt maladie. Elle se manifeste autrement : une concentration qui lâche en milieu de matinée, des décisions plus lentes en après-midi, des échanges moins fluides entre services. Le Journal of Clinical Medicine (2023) mesure une réduction de 15 % de l’agilité mentale chez les personnes sédentaires par rapport aux personnes actives.
Que peut faire un DRH face à une fatigue chronique dans ses équipes ?
Le levier le plus direct consiste à agir sur l’un des facteurs qui altèrent le sommeil : l’immobilité de la journée. Intégrer de petites fenêtres de mouvement dans les pratiques d’équipe, comme une réunion en marchant, une pause toutes les 30 minutes ou un déjeuner pris à l’extérieur, aide à interrompre ce cycle. Bouger un peu au fil de la journée favorise un meilleur sommeil, et avec lui une meilleure attention le lendemain.
Ce cycle joue dans les deux sens : moins on bouge dans la journée, plus le sommeil se dégrade, et plus la performance du lendemain s’en ressent. Interrompre l’immobilité pendant les heures de travail contribue à améliorer la qualité de la récupération. C’est facile d’aller mieux.