Le bien-être des consultants commence par sortir de la chaise

Le métier du conseil et de l'audit se fait assis, du matin au soir. La journée s'organise autour de l'écran, entre le bureau, les salles de réunion et les locaux du client, avec des horaires longs qui laissent peu de place au mouvement. À cette immobilité de fond s'ajoute une population particulière : des équipes jeunes, très sollicitées, et libres de changer d'employeur quand l'énergie n'y est plus.

Le signal se lit déjà dans les chiffres de l'absentéisme. Chez les cadres, il a augmenté de 8 % en un an (AXA, Datascope 2026), et le risque de dépression et d'anxiété est deux fois plus élevé chez les personnes sédentaires (INSERM, 2023). La donnée n'accuse personne : elle éclaire un point aveugle. Prendre soin du corps de ces équipes contribue aussi à leur équilibre et à leur envie de rester.

+60 %
de pensée créative en marchant, par rapport à la position assise
Université de Stanford, Oppezzo et Schwartz, 2014

Un levier de performance autant que de fidélisation

Le mouvement nourrit le travail intellectuel. Marcher augmente la pensée créative d'environ 60 % par rapport à la position assise (université de Stanford, Oppezzo et Schwartz, 2014). Pour des équipes payées pour résoudre des problèmes complexes, quelques pas au bon moment valent parfois mieux qu'une heure de plus devant l'écran. Et dans un marché où ces profils ont le choix, un cabinet qui veille à l'énergie de ses consultants, sans discours ni contrainte, envoie un signal qui compte.

L'enjeu est de rendre facile, pour des équipes qui aiment leur métier, ce qui leur fait du bien : quelques occasions de bouger, greffées sur des moments qui existent déjà dans la journée.

À essayer cette semaine

Cette semaine, tenez un point de mission de quinze minutes en marchant plutôt qu'assis en salle. Un tour du pâté de maisons suffit, le café à la main. Les idées circulent mieux quand le corps bouge, et personne ne perd de temps.

C'est facile d'aller mieux.

Questions fréquentes
Pourquoi la sédentarité concerne-t-elle particulièrement les cabinets de conseil et d'audit ?
Parce que le travail s'y fait presque entièrement devant l'écran et que les équipes y sont jeunes. Analyses, modèles, livrables et présentations occupent la journée, au bureau comme chez le client, avec des horaires longs qui laissent peu de place au mouvement. Or c'est une population fragile sur le plan de la fatigue : l'absentéisme des cadres a augmenté de 8 % en un an (AXA, Datascope 2026), et le risque de dépression et d'anxiété est deux fois plus élevé chez les personnes sédentaires (INSERM, 2023). Pour des profils très sollicités et libres de changer d'employeur, l'immobilité de la journée n'est pas un détail.
Comment intégrer du mouvement dans des agendas de consultants déjà saturés ?
En greffant le mouvement sur des moments qui existent déjà, plutôt qu'en ajoutant une tâche. Un point de mission tenu en marchant plutôt qu'assis, un trajet entre deux salles fait à pied, une pause déjeuner qui sort du bureau : rien de tout cela ne demande de budget ni de créneau supplémentaire. Le mouvement s'invite dans la journée sans la rallonger.
Le mouvement peut-il vraiment aider à retenir de jeunes consultants ?
Il y contribue, à sa place. Un cabinet qui prend soin de l'énergie de ses équipes, sans discours ni contrainte, envoie un signal qui compte dans un marché où ces profils ont le choix. Le mouvement agit aussi sur la matière première du métier : marcher augmente la pensée créative d'environ 60 % par rapport à la position assise (université de Stanford, Oppezzo et Schwartz, 2014). Quelques pas dans la journée donnent aux consultants de meilleures conditions pour réfléchir.
Sources

Hausse de l'absentéisme des cadres, AXA, Datascope 2026.

Risque de dépression et d'anxiété chez les personnes sédentaires, INSERM, 2023.

Oppezzo et Schwartz, marche et pensée créative, université de Stanford, 2014.