La canicule n'aggrave pas le travail devant l'écran. Elle supprime ce qui l'entourait : le trajet à pied parcouru le matin, la sortie à midi, les quelques minutes de marche entre deux bâtiments. Pour des équipes qui passent déjà leurs journées immobiles, c'est une réduction supplémentaire d'une activité physique déjà insuffisante.
Le mécanisme est simple. Par 35 °C à l'heure du déjeuner, personne ne sort volontiers. Les habitudes de mouvement les plus légères, celles qui ne demandent aucune organisation, s'interrompent en premier. Ce n'est pas de la paresse : c'est un réflexe de thermorégulation parfaitement rationnel. Mais le résultat est le même pour le corps : une journée encore plus sédentaire que la normale, précisément parce que le bureau est confortable.
Le Plan National Canicule de Santé Publique France est explicite à ce sujet : l'activité physique reste recommandée, à condition d'en adapter les créneaux. Avant 10 h et après 18 h 30, les températures extérieures permettent une marche sans contrainte. Pour les équipes en bureau climatisé, les micro-mouvements intérieurs restent toujours accessibles : se lever régulièrement, prendre les escaliers, faire ses appels debout. La canicule n'est pas une raison d'arrêter, c'est une raison d'ajuster les créneaux.
Le réflexe utile pour les équipes RH dans ces périodes : rappeler en quelques mots que les habitudes de mouvement existantes peuvent se décaler, pas disparaître. Un message de deux lignes en début de semaine suffit à maintenir l'élan jusqu'au retour de températures normales.
Avant 9 h, l'air est encore frais. Un tour de quinze minutes à pied, avant d'ouvrir l'ordinateur, remplace avantageusement la marche de midi que la chaleur vient d'annuler. Ce n'est pas une résolution d'été : c'est un ajustement de créneau. C'est facile d'aller mieux.
Plan National Canicule, Santé Publique France
Sédentarité au bureau : 75 % du temps de travail passé assis, Santé Publique France.